Cette thèse explore le système olfactif comme modèle sensoriel fonctionnel et comme source de tissu humain accessible pour étudier la neurodégénérescence et le vieillissement. La première partie porte sur la maladie d’Alzheimer et montre que la pathologie tau se propage de manière rétrograde le long des voies olfactives, des régions cérébrales centrales vers les structures périphériques. Ces résultats soutiennent l’intérêt des tests olfactifs comme outil complémentaire pour le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer. En revanche, le brossage nasal de l’épithélium olfactif semble avoir une valeur limitée pour la détection directe de la pathologie tau, probablement en raison d’une atteinte tardive de ce tissu. La seconde partie met en évidence une association entre dysfonction de la protéostase et sénescence cellulaire, indépendamment de l’attrition télomérique.