Il s'agit d'envisager la lente montée en puissance de l'esprit par rapport à la nature dans les écrits hégéliens d'Iéna. L'article part de l'article sur le Droit naturel (1802) où l'affirmation de la supériorité de l'esprit sur la nature est limitée par un substantialisme de type spinoziste qui proclame leur essentielle unité et indifférence. Après analyse de cette configuration systématique qui prévaut durant les premières années d'Iéna, il montre comment la perspective commence à se modifier dans les Projets de système de 1803-04 où l'esprit devient la catégorie clé de tout le système. Il s'attache à cet effet à l'examen d'un fragment daté de l'été 1803 qui traite de l'essence de l'esprit et qui envisage le rapport de celui-ci à la nature, définie comme l'autre de l'esprit, interne à ce dernier.
Gérard, G. (2015). “L’esprit est plus haut que la nature”: la percée de l’esprit dans les écrits d’Iéna. In sous la direction de Jean-Michel Buée et Emmanuel Renault (ed.), Hegel à Iéna (p. 236 pp.). ENS Editions. https://doi.org/10.4000/books.enseditions.3905