Différents mécanismes régulent les synthèses de substances biologiques, néanmoins ceux-ci sont souvent partiellement compris. <BR> La cellule, qui fait partie d’un organe ou d’un tissu, reçoit non seulement les informations des cellules qui l’entourent mais aussi celles des autres organes du corps. A la différence de « la cellule », les chercheurs ont des difficultés pour englober et maîtriser toutes ces informations. Le fait que certaines données ne soient pas prises à leur juste valeur conduit à des fausses conclusions ou à des confusions. En étant conscient de ces dangers, nous avons essayé de contribuer à la compréhension de la régulation de la réponse à IgE qui est fondamentale dans la lutte contre les maladies atopiques. <BR> Au moment d’entamer ce travail, les fonctions des récepteurs lymphocytaires de la plupart des Ig, à part celles de l’IgD et de l’IgE, avaient été plus ou moins éclaircies. <BR> Dans un premier temps, le rôle du récepteur, sa relation avec la synthèse d’IgE de même que la caractérisation des cellules qui le portent ont été les points principaux d’étude. <BR> Cependant, le récepteur à IgE, semble être impliqué dans des fonctions biologiques autres que la synthèse d’IgE. En effet, on lui a attribué un rôle dans la différenciation et l’activation des lymphocytes B. Une diminution du récepteur au cours du vieillissement pourrait donc expliquer en partie, la défaillance de la réponse immunologique caractéristique des individus âgés. Des rats d’âges différents ont donc permis d’étudier cet aspect du récepteur à IgE. <BR> La détermination du récepteur a nécessité la production et caractérisation d’anticorps monoclonaux. Bien que ce travail aient été le point de départ de cette étude, le chapitre qui les expose se trouve à la fin de ce manuscrit, car ces anticorps monoclonaux n’ont été que des réactifs nécessaires pour le développement des travaux ultérieurs