Dans l'acte de composition/décomposition, les pratiques graphiques propres à la discipline de l'architecture nous permettent de produire un catalogue raisonné d'édifices remarquables convoqués en tant qu'articulations d'éléments singuliers et constituant une étude typologique inscrite dans un contexte précis. Ce catalogue typologique se décline en une série de planches. Chaque planche interroge un élément dans un édifice, selon trois outils graphiques : - La projection géométrale produit une mise à plat de l'objet étudié. - La projection axonométrique produit une mise à distance de l'objet qu'elle manipule (zoom out). CE point de vue particulier illustre la matérialité du sujet de façon délibérément partielle. - Le collage produit un rapport à intime à l'objet (zoom in). Il en extrait une qualité singulière qu'il porte au rang de principe. Au détour des planches de cet atlas, les édifices nous livrent quelques enseignements sur leur fabrique, leurs mesures, leurs usages. Chaque planche s'inscrit également, par le médium qu'elle convoque, dans un panorama des pratiques graphiques éminemment constitutif de l'histoire de la discipline en tant que production culturelle.
Fontaine, C., Chanvillard, C., & Ledent, G. (2018). Un enseignement tiré de l’architecture en tant que production culturelle. In Disegno. Maîtrise et incertitude : les dessins de l’architecture (UCLouvain, p. p. XX). https://hdl.handle.net/2078.5/226649