(2013) The Sage and the Saint — Location: Seoul National University, South Korea (11.November.2013)
Files
No attached file found for this publication.
Details
Authors
Mercier, StéphaneUCLouvain
Author
Abstract
Dans cette communication (en anglais), je propose une lecture du Zhongyong (中庸, L’invariable milieu ou, plus exactement, La pratique équilibrée) en appliquant à ce traité une grille de lecture stoïcienne. De la sorte, je fais ressortir les analogies et les différences qui permettent d’articuler un dialogue entre les traditions du Confucianisme et du Stoïcisme. Bien que les divergences soient considérables, et ne puissent en aucun cas être tenues pour négligeables, des rapprochements sont en effet possibles, et d’autant plus que, d’après Confucius lui-même dans le Lunyu (論語, Entretiens), « la nature rapproche les hommes, que séparent les coutumes » (17.2). Cette étude porte sur les treize premiers chapitre du Zhongyong autour de trois thèmes : l’homme est soit parfaitement sage, soit il ne l’est pas du tout, et c’est à la droiture de l’intention que s’évalue la qualité morale d’un individue (chapitres 1, 2, 9 et 12 du Zhongyong) ; la droiture est une question d’équilibre qui évite les écueils du trop comme du trop peu, et dépend de chacun, de sorte qu’il faut se garder de singer les comportements vertueux d’autrui (chapitres 3 à 7 et 10) ; enfin, l’opposition stricte entre le sage et le sot est tempérée par l’attention portée au progrès moral de celui qui est en route vers la sagesse, et qui s’efforce d’y atteindre sans pour cela se distinguer par un comportement extravagant (chapitres 8, 11 et 13).