Etude de l'activité anticorps des immunoglobulines du LCR dans les pathologies infectieuses du système nerveux central

Bukasa, Kabongo Songo-Songo
(1992)

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Details

Authors
  • Bukasa, Kabongo Songo-SongoUCLouvain
    author
Supervisors
Sindic, Christian
;
Laterre, Emile-Christian
Abstract
Magendie fut le premier à décrire, en 1827, la production, la circulation et la résorption du liquide céphalo-rachidien (LCR) . En 1891, Quinck réalisait la première ponction lombaire (PL) et recommandait l’étude de la pression du LCR au cours des maladies du système nerveux. Le LCR fut longtemps considéré comme un simple dialysat plasmatique entourant le cerveau et où les cellules nerveuses déversaient leurs métabolites. <BR> Le LCR résulte d’un processus de sécrétion et peut être considéré comme le liquide interstitiel du tissu cérébral et, dès lors, refléter le métabolisme nerveux. En effet, il est le mélange du liquide sécrété par les plexus choroïdes des ventricules latéraux et du 4è ventricule, et le produit des échanges entre capillaires cérébraux et cellules nerveuses. Il est entièrement renouvelé trois à quatre fois par jour chez le sujet normal. Sa composition peut donc subir des modifications importantes en 24 heures. <BR> Le LCR assume la fonction classique de fluide protecteur de l’encéphale contre les traumatismes. Le véritable rôle du LCR, celui de milieu intérieur du système nerveux, n’a été compris que depuis quelques décennies. On y trouve divers métabolites mais aussi de nombreuses substances (électrolytes, protéines) qui assurent le contrôle de l’environnement physicochimique. Le LCR véhicule aussi les antigènes, les cellules immunitaires et les anticorps. L’étude des immunoglobulines (Ig) du LCR revêt donc une signification physiopathologique et même un intérêt diagnostique. L’analyse de leurs variations quantitatives et qualitatives constitue un des temps essentiels pour la compréhension des processus immunopathologiques se déroulant au sein du système nerveux. <BR> Un ensemble de barrières anatomique et physiologique restreint les échanges entre le système nerveux central (SNC) et le reste de l’organisme. Ses communications avec le système immunitaire sont très limitées et se font essentiellement par l’intermédiaire du sang circulant. Au cours des pathologies inflammatoires di SNC, il existe des mécanismes permettant le déclenchement et le contrôle des réactions immunitaires locales. En cas d’infection du SNC, il ya sécrétion intrathécale des Ig, distinctes de celles d’origine sérique, et directement liées à la présence d’antigènes en son sein. Le compartiment cérébral est capable de mettre en œuvre ses propres réponses immunitaires humorales et de les maintenir de manière indépendante des réactions systémiques. Les mécanismes effecteurs des réactions immunitaires à médiation cellulaire peuvent aussi fonctionner à l’intérieur du SNC, des cellules capables de reconnaître et de présenter les antigènes, que ces cellules puissent entrer en contact avec des lymphocytes (étape indispensable à l’établissement des réponses immunitaires) et que l’ensemble de ces effecteurs persiste dans le compartiment cérébral. <BR> Dans la pathologie infectieuse du système nerveux, on s’attend à trouver présents dans le LCR des anticorps spécifiques dirigés contre les antigènes incriminés. Il est possible de mettre en évidence ces anticorps, de confirmer ainsi le caractère « intrathécal » de la réponse immunitaire et d’identifier l’agent causal. La mise en évidence d’une activité anticorps spécifique dirigée contre des antigènes infectieux constituera le but de notre travail. <BR> Avant d’aborder cette étude, il nous a paru opportun d’exposer brièvement, dans le premier chapitre, des notions fondamentales d’immunologie générale (Male et al., 1988 ; Roitt et al., 1989) tandis que le second chapitre concernera les Ig du LCR. <BR> La deuxième partie décrira la méthodologie utilisée qui nous a permis d’étudier l’activité anticorps des Ig du LCR non concentré comparativement à celle des Ig du compartiment sérique. <BR> Enfin, la troisième partie sera consacrée à la pathologie. Elle traitera des réactions immunitaires humorales au cours des infections virales et bactériennes du système nerveux
Affiliations
  • Institution iconUCLouvainMD/NOPS/NCHM - Unité de neurochimie

Citations

Bukasa, K. S.-S. (1992). Etude de l’activité anticorps des immunoglobulines du LCR dans les pathologies infectieuses du système nerveux central. https://hdl.handle.net/2078.5/111226