À l’opposé de l’imperméable catégorisation occidentale, l’espace et le temps chez Duras communiquent jusqu’à se confondre, à la manière orientale. L’intrication des conceptions orientale et occidentale de l’espace-temps rejaillit pleinement sur le style de l’écrivain. Dix heures et demie du soir en été constitue à cet égard un exemple clef de l’œuvre de la maturité, où se décèle une « différance » qui remet en cause la fonction et le fonctionnement de la métaphore.
Meurée, C. (2014). Habiter le temps dans l’espace qui s’écoule. In Florence de Chalonge, Yann Mével & Akiko Ueda (ed.), Orient(s) de Marguerite Duras (p. p. 43-57). Rodopi. https://hdl.handle.net/2078.5/47117