L’étude vise à vérifier si le système éducatif de la Belgique francophone engendre, comme son homologue canadien, des variations d’attribution causale en fonction des filières d’études universitaires. Il s’agit de comparer des étudiants en sociologie à des étudiants en gestion, à différents moments du cursus, sous l’angle de leurs attributions en matière de chômage et de pauvreté. Les résultats, identiques en fin du secondaire, quel que soit le futur domaine d’études, témoignent, à l’université, de différences significatives, qui ne sont toutefois imputables qu’aux variations inhérentes au niveau d’études en sociologie. Chez les étudiants, l’évaluation des influences perçues des pairs, professeurs et matières enseignées montre que ces indicateurs entretiennent très peu de relations avec la différenciation des attributions. Diverses pistes d’investigation complémentaire sont, dès lors, suggérées.
Collard-Bovy, O., & Galand, B. (2003). Socialisation et attributions causales : Le rôle des études universitaires. Revue des sciences de l’éducation, 29(3), 565-587. https://doi.org/10.7202/011404ar (Original work published 2003)