Petites perceptions et trajets de classe : le rapport de Bourdieu à Leibniz 

(2012) Accords, désaccords et malentendus: le sociologue comme médiateur dans l’espace public — Location: Université Saint-Louis Bruxelles (18.October.2012)

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A la conférence que le Collège de France a organisée en honneur de Bourdieu en 2003, un an après le décès de celui-ci, Ian Hacking fait une remarque à la fois inattendue et a posteriori évidente. Hacking dit ceci: “La raison: Bourdieu nous a rappelé assez souvent qu’il était philosophe de formation mais sociologue par choix. Il a renoncé à l’option d’être un hybride de bon ton, sociologue-philosophe. Reste que son premier amour philosophique - c’est ce qu’il m’a confié un jour - fut Leibniz, c’est-à-dire un hyperrationaliste, l’expert mondial sur la raison.” (Hacking 2004, 147) La mention de Leibniz qui aurait été le point de départ de la réflexion de Bourdieu, est étonnante. A priori, on associe Leibniz à d’autres sociologues et philosophes français, tels Bruno Latour ou Gilles Deleuze pour n’en citer que deux qui se réfèrent explicitement à Leibniz et qui, de surcroît, n’ont vraiment pas grand-chose à voir avec Bourdieu. Mais, a posteriori, le lien a Leibniz semble aller de soi. On y aurait jamais pensé mais lorsqu’on le sait, on reconnaît l’évidence: en effet, il y a du Leibniz dans Bourdieu.
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Zitouni, B. (2012). Petites perceptions et trajets de classe : le rapport de Bourdieu à Leibniz . Accords, désaccords et malentendus: le sociologue comme médiateur dans l’espace public, Université Saint-Louis Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/170180