Quand le français s’enrichit des mots de la francophonie.
Francard, Michel
(2010) Culture Enjeu — Vol. 28, p. 6-7 (2010)
Files
No attached file found for this publication.
Details
Authors
Francard, MichelUCLouvain
Author
Abstract
La langue française est souvent associée à l’idée de centralisation, tout comme le pays dont la constitution proclame que le français est la langue de la République. Cette représentation tend à accréditer l’idée qu’il existe en francophonie un centre et des périphéries, le premier constituant la référence par rapport à laquelle se positionnent les secondes. Les dictionnaires usuels du français confirment cette vision des choses, même si des évolutions significatives s’y font jour, pour donner aujourd’hui une place plus significative aux mots de la francophonie. Un regard, même rapide, sur le Petit Larousse ou le Petit Robert suffit pour percevoir l’extraordinaire diversité des origines du lexique français. Comme toutes les langues de grande diffusion, ce dernier a puisé, au cours des siècles, dans le réservoir des idiomes avec lesquels il entrait en contact : de l’arabe à l’anglais, en passant par l’italien, l’espagnol ou les langues slaves, la langue de Molière se nourrit des mots venus d’ailleurs . À cela s’ajoutent les emprunts aux marges du français, qu’elles soient sociales – comme les argots, les parlers (jeunes) urbains – ou géographiques : les régionalismes de France et d’ailleurs.
Francard, M. (2010). Quand le français s’enrichit des mots de la francophonie. Culture Enjeu, 28, 6-7. https://hdl.handle.net/2078.5/153514 (Original work published 2010)