A l'aube de l'entrée dans le métier d'instituteur primaire, à quoi (se)préparer ? Regards croisés des étudiants et de leurs formateurs à propos des difficultés anticipées.
Le passage du statut de l'étudiant à celui du professionnel enseignant est relevé comme difficile par de nombreux chercheurs dont Nault (1999) parlant du choc de la réalité. Le taux de sortie du métier est d'environ 25% pour les instituteurs primaires belges (Delvaux et al., 2013). A la suite d'une recherche menée pour les enseignants du secondaire inférieur (Biémar et al., 2016), cette communication vise à confronter les perceptions des étudiants à celles de leurs formateurs pour identifier les difficultés relevées et les ressources "utiles" fournies ou pas en cours de formation initiale. Les données récoltées par enquêtes et focus groups auprès d'étudiants de différents instituts belges de formation initiale mais aussi de leurs formateurs seront catégorisées au départ de deux cadres théoriques, l'un distinguant trois dimensions caractérisant le concept d’insertion professionnelle : la socialisation, la transformation identitaire et la professionnalisation (Voz, 2013); l'autre constituant un référentiel du métier d'instituteur primaire (Van Nieuwenhoven et al., 2012). Les auteurs tenteront d'apporter des réponses originales et de dégager quelques pistes prometteuses pour améliorer la préparation à l'insertion professionnelle dès la formation initiale. Ils questionneront aussi la convergence entre attentes et visées de formation.
Van Nieuwenhoven, C., Labeeu, M., Deprit, A., Zuanon Eveline, & Houssa Cornet Marie-Christine. (2016). A l’aube de l’entrée dans le métier d’instituteur primaire, à quoi (se)préparer ? Regards croisés des étudiants et de leurs formateurs à propos des difficultés anticipées. ACFAS (Association francophone pour le savoir), Montréal. https://hdl.handle.net/2078.5/124002