Locking the seed system and stakes of its reappropriation

Hermesse, Julie;Hecquet, Corentin;Stassart, Pierre-Marie
(2018) Etudes rurales — Vol. 2018(2), n° 202, p. pp 8-17 (2019)

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  • Hecquet, CorentinUNamur
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  • Stassart, Pierre-Marie
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La sélection et la multiplication des semences font l’objet d’activités expérientielles et expérimentales depuis des siècles. Paysans, aristocrates, moines, chamans, prêtres et, plus tard, scientifiques et entreprises semencières, s’y sont attelés. La période suivant la Deuxième Guerre mondiale marque, pour une large proportion du système agricole mondial, le passage de l’agriculture domestique à la modernisation agricole aux visées productivistes [Bonneuil et Thomas 2009]. Les semences deviennent un bien marchand, un produit dont les paramètres sont garantis, prédéfinis et circonscrits (entre autres afin de limiter les risques de fraudes des agriculteurs). Dès le xixe siècle déjà, afin de cerner et de définir les variables d’une semence, les maisons de semences et les scientifiques développent la notion de « variété ». Pour y parvenir, au sein de leur laboratoire, ils analysent, classent, sélectionnent ce que produisent leurs champs expérimentaux et créent des banques de semences. Toutefois, cette approche ex situ fait souvent fi des connaissances paysannes au sujet des semences.
Affiliations

Citations

Hermesse, J., Hecquet, C., & Stassart, P.-M. (2018). Locking the seed system and stakes of its reappropriation. Etudes rurales, 2018(2)(202), pp 8-17. https://hdl.handle.net/2078.5/120861 (Original work published 2019)