Dès l’Antiquité, les hommes ont ressenti le besoin de créer des cartes pour représenter le monde qui les entoure, que ce soit à des fins administratives, scientifiques ou artistiques. Depuis les années 60s, l’invention des SIG (systèmes d’informations géographiques) et leur progressive adoption en archéologie a favorisé l’émergence de nouvelles données qualitative et quantitative. Que ce soit par la simple représentation des faits sur une carte, ou par des méthodes plus poussées d’analyse spatiale, il est aujourd’hui possible d’étudier de larges corpus dans une dimension quantitative et spatiale, tout en questionnant les relations entre des sites archéologiques et avec le paysage environnant. Bien que ces outils soient aujourd’hui très largement répandus, il faut rester prudent face aux résultats en interrogeant constamment les données produites et les interprétations qui en découlent. Au cours de cette présentation, je souhaiterais ouvrir la discussion sur les apports et les défis des systèmes d’informations géographiques, et plus largement de la production de cartes, pour les sciences humaines et plus spécifiquement à l’archéologie. Il s’agira, en partant d’études de cas, de se questionner sur quelques exemples de résultats (carte diachronique, facteurs d’attraction, carte de prédiction) et sur des outils de contrôle de la fiabilité des données cartographiques (carte de fiabilité, carte de représentativité, carte de confiance).
Peeters, A. (2023). Explorer le passé avec des cartes : de la création de nouvelles données au défi de leur fiabilité. Outils de visualisation, méthodes quantitatives et administration de la preuve en sciences humaines, Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/100340