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20140605_LHOMMESANSCONDITION_FINAL.pdf
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Le monde, et par la même l’immonde, naît du refus, par l’homme d’une part de sa condition. Le monde, le projet irréel commun, trouve son versant matériel dans ce que nous appelons la scène expression matérielle d’une pensée. La scène est à l’origine des premiers déplacement de matière humain qui mettent au jour l’antagonisme fondateur entre ordonnancement et désordre écologique qui inaugure le processus d’émancipation (ir)réel de l’homme. La scène lieu de l’action et de l’interaction humaine permet à l’homo politicus de se déployer, elle est le lieu de la prise de décision politique. C’est la part matérielle visible du monde partagée physiquement par tous, elle garantit une certaine durée bien qu’elle soit en perpétuelle transformation. La scène court derrière le monde pendant que le monde réagit à la scène et vice versa, Anders appelle cette a-synchronicité permanente le décalage prométhéen. L’histoire de l’homme, animal social et symbolique, commence, donc, par la projection et la matérialisation d’un irréel commun, la scène (matière) suffisamment irréelle pour permettre à l’homme de supporter son insupportable condition, se fait parfois dissimulation pour se rapprocher du monde (idéel). De la même manière que l’immonde est constitutif du monde, la scène tient pour condition de son existence ce qu’elle tient physiquement hors scène, l’obscène, versant matériel de l’immonde. Mais si le monde et l’immonde dans l’idéel peuvent se côtoyer, ce n’est pas le cas de la scène et de l’obscène qui occupent matériellement l’espace. Notre thèse repose sur cette idée que le lieu de l’architecture se trouve à l’articulation et/ou la séparation de la scène et l’obscène. L’architecture se tiendrait au bord de la scène, l’articulant à l’obscène, elle rendrait par-là possible la matérialisation d’un monde.
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Citations

Jungers, J.-J. (2014). L’homme sans condition. Compte rendu de recherche. https://hdl.handle.net/2078.5/170656