Ontogenese des muscles masticateurs chez le rat et répercussions d'un déséquilibre musculaire

Navez, Michel
(1993)

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Authors
  • Navez, MichelUCLouvain
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Maréchal, Georges
Abstract
L’orthodontie et l’orthopédie dento-faciale sont deux disciplines où l’on étudie le développement des dents, des maxillaires et de la face. Leur but est de détecter et de corriger les anomalies du développement de la sphère dento-maxillo-faciale pour harmoniser la denture et la face et permettre ainsi la réalisation satisfaisante des principales fonctions orofaciales telles que la ventilation, la déglutition, la mastication, la phonation et les mimiques faciales (Reychler, 1991). On ne peut utiliser indifféremment les termes « orthopédie dento-facial » et « orthodontie » puisqu’ils ont une signification différente. Selon Pfeiffer et Groberty (1982), l’orthodontie est la discipline qui corrige une altération des relations entre les dents elles-mêmes et la face. Elle concerne les sujets de tout âge. L’orthopédie dento-faciale, elle, vise plutôt à corriger une dysharmonie entre les éléments osseux des mâchoires causée par un déséquilibre de l’activité de la musculature orofaciale. Elle ne s’adresse qu’à des sujets en croissance. <BR> Pour Sassouni (1972) d’autre part, les techniques orthodontiques ne s’appliquent qu’en cas de dysharmonie dento-alvéolaire seule, sans aucune déformation squelettique : l’objectif est de corriger la malocclusion dentaire. Quant aux techniques orthopédiques dento-faciles, elles s’emploient quand une malocclusion dentaire est associée à un déséquilibre squelettiques : dans ce cas, le but est, principalement, de réduire le déséquilibre squelettique plutôt que la malocclusion, jugée secondaire. <BR> Ces deux concepts de traitement, orthopédique ou orthodontique, ont donné naissance aux deux grandes écoles actuelles.<BR> - L’école européenne, selon les principes de Robin (1992), Andersen et Haülp (1935)n privilégie l’enseignement des traitement basés sur l’orthopédie dento-facial. Celle-ci trouve sa source dans la théorie de l’adaptation fonctionnelle, à savoir que l’activité d’un organe stimule les tissus qui le composent, favorise son adaptation et conditionne sa morphologie. <BR> Cette théorie s’appuie sur la notion de compensation musculaire définie comme la capacité d’un système musculaire, dans ce cas le système gnathique, de pallier une carence, une défaillance d’un de ses éléments par adaptation fonctionnelle ou morphologique des autres. Ainsi toute modification de l’intensité ou de la direction de la force d’origine musculaire, entraine une transformation de la forme extérieure de l’os et de son architecture interne. Le tissu osseux réagit aux sollicitations mécaniques qui lui sont imposées par apposition ou résorption osseuse. Chaque pièce osseuse est ainsi modelée jusqu’à l’obtention d’un équilibre fonctionnel (Lois de Wolf, 1892, Das Gesetz der Transformation der Knocken. Berlin, Hirchwald). <BR> Les techniques fonctionnelles sont utilisées en dentition mixte et, en général, avant le pic prépubertaire de la croissance structurale. Château (1979) parle de 11 ans, mais toujours 24 à 36 mois avant le pic pubertaire, de telle façon que le clinicien puisse profiter pendant le traitement de l’importante croissance osseuse prépubertaire. Pour ce motif, les techniques fonctionnelles sont beaucoup moins efficaces un an après la puberté et ne seront que très rarement appliquées chez l’adulte puisque la croissance osseuse y est nulle (Haag et Panchertz, 1966). <BR> - L’école américaine, prônée par Angle (1907), Tweed (1966), est résolument « orthodontique ». Les anomalies d’occlusion sont traitées par modification des rapports entre les dents et l’os alvéolaire. Les techniques orthodontiques, en grande majorité, ne sont d’application qu’en dentition définitive ou adulte. <BR> L’idéal est de terminer le traitement après une période pubertaire, pour ne pas compromettre les résultats thérapeutiques par la croissance squelettique pubertaire. <BR> En conclusion, si l’orthopédie dento-faciale et l’orthodontie sont différentes dans leur finalité, leur moyens d’action et leur période d’application, elles n’en sont pas moins complémentaires dans le temps. <BR> le travail que nous présentons se situe dans le cadre de l’orthopédie dento-faciale. Il étudie les conséquences d’un déséquilibre musculaire sur la structure des muscles dans le système gnathique. Pour cerner le problème, considérons les appareils orthopédiques en nous limitant, pour simplifier, aux propulseurs de la mandibule. Leur fonction principale est de propulser en avant une mandibule située trop dorsalement par rapport au maxillaire. (Classe II dans la classification d’Angle). La mandibule pourra ainsi qu’articuler avec le maxillaire dans une relation plus antérieures, mieux équilibrée du point de vue fonctionnel et esthétique. Toutefois, si le décalage maxillo-mandibulaire est trop important, seule la chirurgie orthognathique pourra le traiter. <BR> Ces appareils aident les patients qui présentent des troubles fonctionnels comme, par exemple, la déglutition infantile en permettant de guider la langue dans une position plus physiologique. (Voir littérature spécialisée p.e. : Michel Langlade, 1976, 1978, 1981 ; Houston et Tulley, 1986 ; Haülp et al, 1952 ; Reychler, 1991)
Affiliations
  • Institution iconUCLouvainMD/FSIO/FYMU - Unité de physiologie générale des muscles

Citations

Navez, M. (1993). Ontogenese des muscles masticateurs chez le rat et répercussions d’un déséquilibre musculaire. https://hdl.handle.net/2078.5/111458