Ces dernières années en France, le constat essentiel mais encore insuffisant d’une surreprésentation des enfants de catégories socio-professionnelles favorisées dans les classes préparatoires aux Grandes Ecoles a été à la fois complété et nuancé. Cependant les études se sont essentiellement concentrées sur la caractérisation, en flux comme en stock, de la « demande » : c’est sur les élèves et leur famille qu’on a braqué l’objectif. Cette communication s'intéresse au contraire à l'offre, en visant à objectiver les « enchaînements institutionnels » qui participent à consolider la clôture sociale de l’enseignement supérieur d’excellence. Nous observerons pour cela l’effet « de contexte » qu’on peut lire au travers des fichiers de sélection de trois grands établissements à CPGE de Paris et de province ; nous décrirons les principales caractéristiques des « lycées de parrainage » qui nourrissent de manière privilégiée les cursus d’excellence, avant de nous pencher sur les différentes stratégies qualitatives qu’en amont, les lycées peuvent établir, avec plus ou moins de succès, à l’égard de la sélection.
Buisson-Fenet, H., & Draelants, H. (2011). Du lycée à la classe préparatoire : Le rôle du vivier d’établissements et du processus d’admission dans la fabrication de la clôture sociale. In Lucie Mottier Lopez, Catherine Martinet, Valérie Lussi (Coord.) (ed.), Les actes du congrès AREF 2010, Actualités de la recherche en éducation et formation. https://hdl.handle.net/2078.5/153014