Les potagers urbains : quels devenirs écologiques ?

(2018) Midis de l’IRIB — Location: Bruxelles (23.October.2018)

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J’aimerais remercier les Midis de l’IRIB de nous avoir invitées pour présenter ce livre et Daniel Debeer pour avoir accepté de jouer le rôle du discutant. Avec Chloé, nous avons intitulé cette séance : titre, au pluriel. Il y a donc selon nous des devenirs écologiques, plusieurs avenirs qui se dessinent à l’horizon. Un de ces devenirs ou avenirs (devenir = l’histoire se fait au présent) est l’agriculture urbaine. C’est un horizon qu’on a peu à peu mis de côté car on a vu sur le terrain comment cet horizon réduit les potagers à n’être plus qu’une fonction, une fonctionnalité, un rouage dans un renouveau urbanistique, technophile, productiviste. Le potager est jaugé, son intérêt est mesuré à l’aune de sa capacité à nourrir la ville. Soit le potager nourrit la ville, soit il n’a pas lieu d’être. Entendons-nous bien, notre méfiance ou scepticisme vis-à-vis de l’agriculture urbaine n’est pas le résultat d’un parti-pris de notre part, ni d’une prise de position politique mais plutôt, ce scepticisme est né d’une réalisation. Aujourd’hui, de nombreux potagers disparaissent. Certes, il y a en a qui apparaissent mais ils sont bien plus petits et plus éphémères que ne l’étaient les anciens potagers. La rapidité de la "bétonisation" est telle à Bruxelles que si on continuait de la sorte, il n’y aurait plus de terres cultivées à Bruxelles d’ici 2150, à cinq générations de distance.
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Citations

Zitouni, B., & et al. (2018). Les potagers urbains : quels devenirs écologiques ? Midis de l’IRIB, Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/226947