La crise écologique se moque de l’appartenance religieuse. Qu’on soit athée, croyant, indifférent ou agnostique, ses conséquences nous frappent au cœur de notre être. Même si les attitudes dans sa prise au sérieux varient d’une personne à l’autre, d’un contexte à l’autre, elle exige une approche globale et un engagement de tous. Les traditions religieuses peuvent y apporter leur réponse dans la limite de leur compétence. Leurs pratiques et leurs actions pastorales ne peuvent pas se limiter à la sensibilisation, à l’interpellation et à la conscientisation. Mais elles doivent aussi s’engager dans l’accompagnement des personnes éco-anxieuses qui vivent de manière particulièrement la médiatisation de la crise climatique. C’est ce que l’auteur met en lumière dans cette contribution. Après avoir défini l’éco-anxiété à partir d’une approche des sciences humaines, il fait ensuite un état de lieux de l’usage du terme éco-anxiété dans le vocabulaire interreligieux et œcuménique avant de définir quelques tâches essentielles de l’engagement écologique des traditions religieuses. Il propose enfin quelques pistes pour un accompagnement holistique des personnes éco-anxieuses.
Ntumba Tshiambi, J. (2024). Accompagner et soutenir les personnes écoanxieuses. Un défi lancé au dialogue oecuménique et interreligieux? Sciences, technoscience et foi à l’heure de l’écologie intégrale, Université Catholique de Lille. https://hdl.handle.net/2078.5/233480