« La femme et l’écriture », tel est le titre retenu pour la quatrième « Rencontre québécoise internationale des écrivains » qui se tient à Montréal en octobre 1975. Réunissant plus d’une vingtaine d’écrivain·es, elle constitue un évènement majeur et exemplaire d’une histoire, qui reste à écrire, de la littérature transnationale et /ou transatlantique produite dans le contexte du féminisme. Les actes, publiés par la revue québécoise Liberté l’année suivante, constituent une source d’histoire littéraire remarquable en ce que les débats y sont reproduits en intégralité, en supplément des communications. À la suite de Chantal Maillé et de Inderpal Grewal et Caren Kaplan, je retiens le terme transnational – plutôt que celui d’international ou de global – afin de rendre compte des formes d’alliance qui passent tout autant par la constitution de réseaux féministes et littéraires que par une production littéraire conjointe. Prononcée dans le cadre du colloque « L’Atlantique littéraire au féminin », la présente communication entend aborder deux des trois axes de réflexion proposés puisque la Rencontre « La femme et l’écriture » permet de penser les études féministes transatlantiques francophones et d’élaborer une histoire littéraire transatlantique des productions (publiées après ladite Rencontre) et des réseaux littéraires de femmes, ici féministes.
Lasserre, A. (2018). « La femme et l’écriture » (1975) : vers une histoire transnationale et/ou transatlantique de la littérature francophone (en contexte) féministe. L’Atantique littéraire au féminin, Nanterre et Paris. https://hdl.handle.net/2078.5/32004