Cette contribution vise à interroger les rapports entre droit et technologie à l’aune de la thématique du corps humain. Sous l’impulsion des développements technologiques, le corps humain peut désormais être assisté, équipé, voire "augmenté" par des dispositifs de plus en plus sophistiqués, tels que les prothèses, les bio-implants, etc. A partir d’une analyse de la sentence rendue par le Tribunal arbitral du sport dans l’affaire Oscar Pistorius – ce sprinter sud-africain qui, muni de deux prothèses en carbone spécialement conçues pour la compétition, a souhaité participer aux jeux olympiques de Pékin aux côtés des athlètes "valides" –, notre intention est de tracer les grandes lignes du débat juridique et éthique relatif aux "enhancement technologies". Il s’agit de donner un aperçu général des questions et des difficultés auxquelles le droit est confronté lorsqu’il tente d’appréhender ce phénomène d’hybridation entre homme et artéfacts.
Lazaro, C. (2013). « Le corps et ses prothèses à l’ère des technologies mélioratives : aspects juridiques et éthiques de l’affaire Pistorius. In Nathalie Granjeand & Claire Lobet-Maris (ed.), Corps et Technologies. Penser l’hybridité. P.I.E. Peter Lang. https://hdl.handle.net/2078.5/48501