Dans un premier temps,l'auteur décrit la situation belge : que revêt cette loi relative à l’euthanasie ? Dans un deuxième temps, s'appuyant sur l’expérience des soignants, il envisage la notion de transgression. Comme première piste de réflexion, on se demande ensuite comment il est possible de qualifier « la vie », s’il faut un jour initier un accompagnement pouvant trouver comme issue un geste létal : vie sacrée ou vie confiée à la temporalité de notre commune humanité ? La parabole du bon Samaritain comme expérience de proximité envisage conjointement une kénose et un relèvement source de promesse, de salut. Sur cette base, l'auteur s'efforce ensuite de comprendre éthiquement et théologiquement ce que peut recouvrir la confrontation au tragique. Ceci permet de considérer ce que pourrait signifier un accompagnement d’ordre pascal pensé en termes d’invitation adressée à la médecine contemporaine confrontée aux demandes de mort.
jacquemin, d. (2016). L’euthanasie: un lieu pour le théologien? In D. Jacquemin, C. Ehrwein Nihan, D. Greiner, W. Lesch; E. Gaziaux (direction de) (ed.), Paroles de foi et réalités éthiques (p. p. 15-46). Lumen vitae.