Quand on a travaillé comme journaliste pigiste, entamer un projet de thèse sur le phénomène des violences contre les journalistes n’est que difficilement le fruit du hasard, surtout si l’on a quitté prématurément la profession. Tandis que le choix de ce sujet a été guidé par mon expérience professionnelle, le cadre théorique utilisé pour l’analyser a été influencé par ma posture d'ex-journaliste, de femme, féministe et militante pour les droits des personnes LGBTQIA+. C’est pourquoi la question de mon positionnement en tant que chercheuse vis-à-vis de mon sujet de thèse – l’analyse des formes de violences qui touchent les journalistes en Belgique francophone – était cruciale afin de garantir un équilibre entre la démarche scientifique, qui prévaut dans toute recherche doctorale, et la volonté de fournir un travail dont l’utilité dépasse les milieux académiques.
Petit, C. (2022). Violences contre les journalistes : comment concilier posture de chercheuse et posture d’engagement ? Les combats des chercheur.es en journalisme : réflexivité autour de nos normes et pratiques, Bordeaux. https://hdl.handle.net/2078.5/247602