Les aminoglycosides sont des antibiotiques néphrotoxiques. La première altération qu’ils induisent au niveau du parenchyme rénal est une phospholipidose lysosomiale. Le travail doctoral présenté montre qu’un traitement à doses thérapeutiques d’aminoglycosides induit une augmentation du contenu cortical de tous les phospholipides majeurs, en particulier des phospholipides négatifs. Cette dernière altération est susceptible d’entraîner l’inhibition irréversible de la sphingomyélinase lysosomiale. En parallèle à la phospholipidose corticale, les animaux ou les patients traités aux aminoglycosides présentent une phospholipidurie, dont la mesure peut constituer une méthode non-invasive pour évaluer le degré d’altération rénale. Cette approche a été appliquée à l’étude de nouveaux schémas thérapeutiques pour les aminoglycosides dans plusieurs populations de patients. En combinaison avec l’analyse des paramètres pharmacocinétiques pertinents et l’examen des altérations auditives induites par les aminoglycosides, ces études ont permis de démonter la supériorité de l’administration uniquotidienne des aminoglycosides par rapport aux schémas recommandés jusque maintenant
Affiliations
UCLouvainMD/BICL/BCHM - Laboratoire de chimie physiologique
Citations
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Chicago
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Ibrahim, S. (1990). Renal phospholipidosis and phospholipiduria induced by aminoglycoside antibiotics : animal and human studies. https://hdl.handle.net/2078.5/111992