Dans le passé, le mariage et le désir de fonder une famille motivaient le départ du foyer parental, étape quasi universelle de la vie et se passant à des âges plus ou moins uniformes selon le genre. Actuellement, l’émancipation des jeunes adultes s’étale plus dans le temps et revêt des formes multiples. Comme le montre la figure 1, l’émancipation peut se faire par des chemins différents : • en une seule étape, le jeune quitte ses parents pour vivre indépendamment dans un couple ; • en deux étapes, le jeune quitte d’abord ses parents et, après un épisode de vie « single », commence à vivre en couple ; • le jeune peut aussi faire des allers-retours entre différents états, créant ainsi des parcours plus complexes, comme par exemple, un retour chez les parents après une séquence de vie autonome en couple ou pas ou encore en allant/retournant à la vie single après un épisode en couple1. Bref, à l’instar de ce qui passe tout au long de la vie, la vie des jeunes adultes est de moins en moins standardisée. Basée sur les données collectées dans GGP-Belgique, l’analyse qui va suivre portera sur le premier départ du foyer parental, soit pour commencer à vivre en couple (marié ou non), soit pour vivre « single ».
Vandeschrick, C., & Sanderson, J.-P. (2013). Départ du nid familial : des constantes et des contrastes (GGPBELGIUM POLICYBRIEF 5). https://hdl.handle.net/2078.5/94588