Acquired aphasia in childhood : its impact on the conception of functional maturation of the brain and its implication for pediatric neuropsychology

Van Hout, Anne
(1990)

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Details

Authors
  • Van Hout, AnneUCLouvain
    author
Supervisors
Evrard, Philippe
;
Lyon, Gilbert
Abstract
L’étude concerne l’aphasie survenant par lésion cérébrale acquise chez l’enfant. L’application de méthode d’explorations neuropsychologiques fines nous a permis de mettre en évidence des sémiologies différenciées chez l’enfant : une sémiologie « positive » comprenant des signes proches de ceux habituellement retrouvés dans l’aphasie de l’adulte, et en particulier des aphasies de type « sensoriel » et même de type « Wernicke ». Ces formes d’aphasies ont été observées à tout âge, bien en deça de l’âge pubertaire, dans une population âgée de 3 à 12 ans. Ces données cliniques s’opposent aux données classiques de la littérature qui considéraient la sémiologie de l’aphasie de l’enfant comme uniforme quelle que soit la localisation lésionnelle et soulignait la rareté de l’aphasie sensorielle. Nous avons discuté les raisons des différences observées entre des données comme les nôtres et celles de la littérature. Les conséquences de nos observations sont à la fois cliniques et théoriques. Au plan clinique, elles permettent d’établir un bilan utile à l’établissement du pronostic et de la rééducation. <BR> au plan théorique, elles permettent de lever certaines contradictions qui apparaissent dans la littérature au moment où nous entreprenions ce travail : <BR> 1. La première de ces contractions concernant les implications des données classiques sur l’aphasie de l’enfant pour les conceptions sur l’organisation hémisphérique du langage. Il est admis que celle-ci s’organisait de façon progressive de 2 ans à la puberté. Cette conception s’est trouvée, à partir des années 1975 environ, en contradiction avec les résultats des données neurophysiologiques, comportementales ou neuroanatomiques pour lesquelles cette latéralisation pouvait s’observer dès la naissance au moins. La mise en évidence dans notre série de corrélations neuroanatomiques entre les symptômes et la localisation lésionnelle, proches de l’adulte, chez l’enfant aphasique fait au contraire supposer que la spécification au niveau de l’hémisphère gauche des réseaux neuronaux impliqués dans le langage serait très précoce, elle aussi, dès l’âge de 3 ans au moins. <BR> 2. Il paraissait contradictoire que la plupart des études menées dans les troubles du langage dus au développement (les dysphasies) aboutissent à l’idée d’une sémiologie proche de celle de l’aphasie de l’adulte, alors que, dans l’aphasie, il y avait, d’après les données classiques, divergence entre les symptômes chez l’adulte et l’enfant. Nos données qui montrent que chez l’enfant aphasique des symptômes proches de ceux de l’adulte peuvent s’observer, non seulement sur le plan superficiel mas également pour des études à caractère davantage cognitif, tendent à renforcer la validité des comparaisons précédentes. Cette étude clinique débouche donc sur des conceptions situées au centre même de la conceptualisation de cette discipline nouvelle qu’est la neuropsychologie de l’enfant et contribue à en étayer les fondations
Affiliations
  • Institution iconUCLouvainMD/MED/NOPS/NEPE - Unité de neurologie du développement

Citations

Van Hout, A. (1990). Acquired aphasia in childhood : its impact on the conception of functional maturation of the brain and its implication for pediatric neuropsychology. https://hdl.handle.net/2078.5/111214