Les contours de l’enfermement dans ‘Miseria y consuelo del violador’ de Juan José Saer

Degrande, François
(2015) Les Langues Neo-latines — Vol. N/C, n° N/C, p. N (2015)

Files

No attached file found for this publication.

Details

Authors
  • Degrande, FrançoisUCLouvain
    Author
Abstract
La violence est une constante dans le cycle romanesque de Juan José Saer (Santa Fe 1937-Paris 2005): on en trouve des traces multiformes depuis La vuelta completa (1966), premier roman de l'auteur argentin, jusqu'à La grande (2005). Il s'agit également d'un des thèmes majeurs de son recueil de poèmes El arte de narrar, un livre dont la simplicité apparente tranche sur la tonalité obscure de certaines de ses productions narratives telles que El limonero real (1974). Si les genres les plus opposés affleurent à la surface de l’œuvre saerienne, il n’est sans doute pas aventureux d’y lire aussi bien une inclination naturelle vers la liberté, fût-elle formelle, qu'une préoccupation de mettre à mal le clivage prose-distributivité vs poésie-condensation: « Tradicionalmente, en la poesía el procedimiento esencial es la condensación y en la prosa, el de distribución. Mi objetivo es obtener en la poesía el más alto grado de distribución y en la prosa el más alto grado de condensación» (Saavedra, 1987: 59-60 cit. en Berg 2002). Cette analyse immanente du poème montre la richesse de Saer, lorsqu'il dépeint l'homme dans ses traits violents et paradoxaux.
Affiliations

Citations

Degrande, F. (2015). Les contours de l’enfermement dans ‘Miseria y consuelo del violador’ de Juan José Saer. Les Langues Neo-latines, N/C(N/C), N. https://hdl.handle.net/2078.5/22066 (Original work published 2015)