Alors que nos sociétés « démocratiques technologiquement avancées » semblent développer des modes de vie toujours plus sophistiqués soucieux d’une véritable qualité d’existence, la souffrance au travail s’impose comme un sujet incontournable pour nombre de secteurs tertiarisés très éloignés de l’image ternie d’une exploitation de la force de travail physique des ouvriers. La gestion du stress, les écoles du dos, les violences mentales sont devenues de nouveaux syndromes de nos espaces de travail, révélateurs de nouvelles formes de souffrance liées à l’exploitation de ressources psychiques comme l’attention et la polyvalence. Dans ce contexte, les personnes au travail sont dépendantes des représentations sociales de la souffrance et ne peuvent facilement trouver les ressources culturelles pour exprimer un mal-vivre qui met radicalement en question des formes institutionnelles d’organisation du travail.
Affiliations
USL-BFaculté de philosophie, lettres et sciences humaines
Maesschalck, M. (2004). Souffrance au travail et institution. Ethica clinica, Septembre 2004(35), 15-23. https://hdl.handle.net/2078.5/157058 (Original work published 2004)