(2012) Les fausses bonnes idées pour les femmes. Sortir du capitalisme et du sexisme — Location: Université des femmes, Bruxelles (Belgium). (14.February.2012)
Si depuis des décennies les femmes font preuve d’un investissement toujours plus important sur le marché du travail, une fois rentrées à la maison elles sont toujours face à la majeure responsabilité des tâches domestiques et du soin aux enfants. Cette inégale répartition du travail domestique n’est pas sans conséquence pour la vie familiale, entrainant notamment une insatisfaction conjugale et une diminution de la fécondité des couples (Craig 2007). Dans la littérature traitant de la question, il n’est pas encore évident si l’instabilité conjugale ou la moindre propension à avoir un enfant sont dus à l’insatisfaction de la femme face à une situation injuste de répartition du travail ou plutôt à sa fatigue liée à l’excès de travail. Dans les deux cas, il apparaît important de se pencher sur ce qu’il se passe au sein du ménage. Au fil de cet article, nous allons tout d’abord nous intéresser à l’évolution dans le temps de la répartition des tâches domestiques entre partenaires. Nous tenterons ensuite de dégager les causes de la persistance d’une inégale répartition de ces tâches. Nous finirons en évoquant les changements possibles.
Rizzi, E. L., & Demlenne, C. (2012). Hommes et femmes: toujours inégaux devant l’aspirateur. Les fausses bonnes idées pour les femmes. Sortir du capitalisme et du sexisme, Université des femmes, Bruxelles (Belgium). https://hdl.handle.net/2078.5/91408