L’année 2025 a été marquée en hépatolo-gastroentérologie par des avancées majeures dans la prise en charge de la MASH et des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). L’augmentation de leur prévalence stimule l’innovation thérapeutique. Sur le plan des MICI, les anticorps anti-TL1A et l’ontunisertib montrent un potentiel prometteur, notamment par leur action antifibrosante dans la maladie de Crohn sténosante. L’ustekinumab, désormais utilisable en première ligne, confirme son efficacité en vie réelle, y compris chez des patients multi-réfractaires, tandis que l’arrivée de nouveaux antagonistes de l’IL-23 enrichira l’arsenal thérapeutique. Le microbiome devient une cible innovante avec le MH002 dans la rectocolite. L’impact des aliments ultra-transformés renforce l’attention portée à la nutrition. Enfin, le suivi évolue grâce à l’échographie intestinale « point of care » et aux outils numériques, incluant l’intelligence artificielle et la télésurveillance. Sur le plan de la MASH, les incrétines, déjà utilisées dans l’obésité et le diabète, montrent des résultats prometteurs sur l’amélioration de la stéatohépatite et la régression de la fibrose chez des patients non cirrhotiques. Des données récentes soulignent l’impact des agonistes du GLP-1 ainsi que des agonistes doubles et triples ciblant aussi les récepteurs du glucagon et du GIP. Sur le plan de l’évaluation et du pronostic des maladies du foie, le muscle s’impose comme un acteur clé. Son analyse fonctionnelle et morphologique permet d’affiner le pronostic et d’ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques, quel que soit le stade de la maladie.