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Peters-Dickieetal2025Contractionsrépétéesmusclesdupied.pdf
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INTRODUCTION Les muscles intrinsèques du pied (MIP) sont des stabilisateurs locaux et les muscles extrinsèques sont des mobilisateurs globaux du pied [1]. Durant la course, les MIP aident à atténuer l’impact et participent à la rigidité du pied lors de l’appui terminal [2]. La fatigue musculaire est définie comme une diminution de la force maximale développée par le muscle en réponse à une activité contractile [3]. Notre objectif était d’évaluer les effets de contractions répétées des fléchisseurs des orteils sur la fatigue et la biomécanique de course. MATERIEL ET METHODES Vingt adultes sains pratiquant au moins une heure d’activité physique par semaine se sont rendus deux fois au laboratoire NMSK de l’UCLouvain, à une semaine d’intervalle afin de comparer deux modalités de contractions répétées : (A) concentrique-excentrique (40 répétitions/minute) contre un mousse ferme et (B) isométrique contre le sol avec électrostimulation appliquée en regard de l’arche longitudinale médiale (8 s On–4 s Off). Chaque intervention était réalisée debout pendant 16 minutes en portant un gilet lesté. L’ordre a été déterminé aléatoirement. La force de flexion de l’hallux était évaluée avec la cheville en flexion plantaire maximale [4]. Les paramètres biomécaniques ont été enregistrés en courant pieds nus sur tapis roulant à 9 et 12 km/h. La taille d’échantillon a été calculée avec GPower. Les analyses concernent la jambe dominante : Modèle linéaire général à mesures répétées avec l’ordre des interventions en facteur inter-sujet (p = 0,05), suivi de tests post hoc (Bonferroni) et du calcul de la taille de l’effet (g de Cohen) [5]. RESULTATS Dix-neuf sujets (16 hommes et 3 femmes) ont terminé l’étude : âge 25,2 ± 4,6 ans, BMI 23,3 ± 2,6 kg/m2 et 3,78 ± 2 heures d’activité physique par semaine. La force a diminué de façon significative après l’intervention A (p = 0,005, g = 0,94), mais pas après l’intervention B (p = 0,3, g = 0,48). L’intervention A a augmenté la raideur de la jambe et diminué l’impulse (aire sous la courbe) de la force antérieure à 12 km/h. L’intervention B a augmenté la raideur de la jambe à 9 km/h et diminué l’impulse de la force verticale à 9 et 12 km/h. Les tailles d’effet allaient de g = 0,72 à 1 pour ces résultats. DISCUSSION/CONCLUSION La diminution de la force n’était pas cliniquement importante [4]. Les deux protocoles ont tout de même mené à des changements biomécaniques cohérents et semblables. Cette étude contribue à la compréhension des rôles des muscles du pied dans des contextes d’activités d’endurance et en réhabilitation.
Affiliations

Citations

Peters-Dickie, J.-L., Otlet, V., Nguyen, A. P., & Detrembleur, C. (2025). Les contractions répétées des muscles du pied induisent des changements biomécaniques lors de la course : étude en cross-over. Kinésithérapie : la revue, 25(279), 53. https://doi.org/10.1016/j.kine.2024.12.084 (Original work published 2025)