Cet article traite des rapports entre néolibéralisme, « management participatif » et communication interne dans les multinationales. Depuis les années 1980, l’objectif de la communication interne est de promouvoir l’entreprise, ses valeurs internes ainsi que de fluidifier les rapports sociaux. Un certain nombre de prescriptions soutiennent ces pratiques, qui sont aussi celles qui permettent aux individus d’être et de demeurer « employables ». Nous avons étudié un certain nombre de manuels ayant pour but d’indiquer quelles sont les « bonnes pratiques » de communication en entreprise aux niveaux collectif et individuel. De cette manière, nous avons analysé les normes comportementales et les compétences communicationnelles prescrites, ainsi que la manière dont elles sont légitimées. Cet article permet de s’interroger sur le langage dans le cadre des contraintes qui sont celles des organisations et du marché de l’emploi aujourd’hui. Cette étude aura pour ancrage théorique l’analyse critique de discours à la française.
Mariscal, V. (2011). Les manuels de “bonnes pratiques” de communication en entreprise, entre visée normative et autolégitimation. In Christian Le Moënne, Catherine Loneux (ed.), Actes du Colloque international In-formation et communications organisationnelles : entre normes et formes (pp. 135-141). Université Rennes 2. https://hdl.handle.net/2078.5/258343