La diplomatie environnementale internationale est récente comparée à d’autres, puisqu’elle ne s’officialise que durant les années 1970. Pourtant, elle se démarque très tôt par un dynamisme exemplaire et soutenu au cours du temps. En 2013, Rakhyun Kim (Kim, 2013) recensait déjà 747 accords multilatéraux d’environnements. À ceux-ci s’ajoutent de nouveaux accords adoptés régulièrement par les États, comme la Convention de Minamata sur le mercure de 2013 qui vise à réduire les effets nocifs du mercure, ou l’Accord de Paris de 2015 de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a pour objectif, entre autres, de limiter les changements climatiques et leurs effets. Portés par ce dynamisme, certains événements de la diplomatie environnementale ont pris une ampleur vertigineuse. Par exemple, 25 903 participants ont pris part à la COP 22 de la CCNUCC à Marrakech en décembre 2016. Près d’un quart étaient notamment des observateurs non étatiques. Mais tout d’abord, qu’est-ce que la diplomatie environnementale ?
Orsini, A. (2018). La diplomatie environnementale. In Thierry Balzacq, Frédéric Charillon et Frédéric Ramel (ed.), Manuel de diplomatie (Presses de Science Po Paris, p. p. 263-283). Presses de Science Po Paris.