Quelle étonnante rencontre que celle de la culture et de la prison. S’il est de coutume d’entendre que l’art permet de civiliser, la prison à l’inverse désocialise. Il est donc astucieux de les faire coexister dans l’optique notamment d’une émancipation des détenus. Mais alors que l’émancipation pour l’institution carcérale se résumerait assez facilement à la réinsertion, elle serait plutôt de l’ordre de la résistance à la domination pour les compagnies de théâtre-action. Comment ces deux logiques peuvent-elles alors s’articuler ? En quoi l’activité culturelle peut-elle à la fois servir les intérêts de l’institution carcérale et offrir un espace de jeu aux détenus ? Qu’est-ce que le théâtre-action et en quoi permet-il d’ouvrir un espace de potentialité en s’organisant en prison ? Voici quelques questions auxquelles je me proposerai de répondre dans cet article.
Branders, C. (2016). Le théâtre-action en prison: Réstistance et émancipation par le jeu d’acteur. Epistoles, 7(1), 63-83. https://hdl.handle.net/2078.5/29652 (Original work published 2016)