Les lymphomes diffus à grandes cellules B représentent près d’un tiers des lymphomes non hodgkiniens, l’âge médian de leur survenue est de 70 ans et ils sont parfois liés aux déficits immunitaires. Le diagnostic est histologique : envahissement diffus du ganglion par de grandes cellules exprimant les marqueurs immunologiques B matures (notamment CD20). Les mutations des gènes C-MYC et BCL-2 sont de mauvais pronostic. L’évaluation par imagerie médicale doit inclure la tomographie par émission de positons couplée au scanner (TEP-scan) qui va définir le stade de la maladie et la qualité de la réponse thérapeutique après traitement. La polychimiothérapie (du type cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine et prednisone [CHOP]) associée aux anticorps anti-CD20 offre un taux de guérison de près de 60 %. La rechute et la résistance au traitement sont de mauvais pronostic. Les cellules T modifiées à récepteur antigénique chimérique (CAR-T) permettent, dans ces situations, d’obtenir un taux élevé de réponses complètes.
Bosly, A., Fervaille, C., Antoine-Poirel, H., & Michaux, D. (2023). Lymphomes diffus à grandes cellules B. EMC - Hématologie, 34(1). https://doi.org/10.1016/S1155-1984(22)68173-1 (Original work published 2023)