Nous avons étudié la réponse anti-tumorale médiée par des lymphocytes T cytolytiques (CTL) chez un patient atteint de mélanome. Une centaine de clones CTL anti-mélanome, obtenus à partir de lymphocytes sanguins du patient, reconnaissent au moins sic antigènes différents exprimés par les cellules tumorales autologues. Ces antigènes sont présentés aux CTL par les molécules HLA-A24, A38, B13 ; B44, ou Cw6. <BR> Au moyen de techniques de transfection, nos avons identifié le gène codant pour l’an de ces antigènes, dénommé LB33-B. ce nouveau gène, que nous avons appelé MUM-1, ne présente pas d’homologie significative avec les gènes connus. Il est exprimé dans la plupart des tissus normaux. Le gène MUM-1 présent dans les cellules de mélanome de ce maladie diffère du gène MUM-1 que l’on trouve dans les cellules normales du patient par une mutation ponctuelle. Cette mutation modifie un acide aminé dans le peptide antigénique présenté aux lymphocytes T par la molécule HLA-B44. Cette mutation est responsable de l’expression de l’antigène tumoral car le peptide normal correspondant n’est pas reconnu par les clones CTL anti-LB33-B. <BR> De plus, nous avons observé que l’ARN messager codant pour l’antigène LB33-B était incomplètement épissé, conservant un des introns du gène MUM-1. La mutation ponctuelle se trouve au début de cet intron, qui est traduit suite à l’épissage anormal de l’ARN
Affiliations
UCLouvainMD/MIGE/GECE - Unité de génétique cellulaire
Citations
APA
Chicago
FWB
Coulie, P. G. (1995). Human tumor antigns recognized by cytolytic T lymphocytes. https://hdl.handle.net/2078.5/110916