Dans cet article, nous retraçons les interventions officielles relevant de la politique
linguistique menée en Belgique et en France et qui concernent, d’une part, la
féminisation des noms de métiers, fonctions, titres et grades et, d’autre part, la
féminisation des textes, plus communément appelée écriture inclusive.
On le sait, la politique linguistique porte traditionnellement sur deux objets : le corpus
et le statut ; les interventions en matière de féminisation s’appliquent également à ces
deux pôles. Le corpus : on vise la structure de la langue, en l’occurrence, on préconise
l’utilisation d’appellations au féminin (en en forgeant si elles ne sont pas encore
attestées). Le statut : la politique mise en œuvre n’envisage que certains contextes
d’emploi, que les textes légaux ont justement pour objectif de circonscrire, et elle ne
concerne pas le citoyen lambda, libre de parler et d’écrire comme il l’entend dans ses
usages privés.
Nous analysons les divergences et convergences des politiques linguistiques selon deux
axes : le corpus et l’aire géographique.
Dister, A. (2023). De la féminisation des noms à la féminisation des textes : les politiques linguistiques en Belgique et en France. Français Moderne : revue de linguistique française, 1(1), 37-54. https://hdl.handle.net/2078.5/235689 (Original work published 2023)