Les publics vulnérables ont une santé plus précaire. D’un côté, ils cumulent les facteurs défavorables de nature économique, culturelle, lié au cadre de vie, etc. De l’autre, ils font face à des obstacles dans leur relation de soins, tant au niveau de la communication que de la distance sociale, culturelle et symbolique qui les sépare des soignants. Si cette relation peut générer des difficultés, elle constitue également un moyen privilégié de minimiser les barrières d’accès et de recours aux soins. Parmi ses nombreux bénéfices, elle autorise le médecin à jouer les rôles de psychologue et d’assistant social, rôles essentiels au regard de la diversité des éléments qui affectent directement la santé des publics vulnérables. Particulièrement pour ces derniers, le soin doit dépasser la dimension biomédicale pour adopter une approche holistique de la personne et de sa santé. Il faut donc former les soignants au soin global et proposer un cadre le permettant.
Creten, A., & Thunus, S. (2021). L’accès et le recours aux soins de première ligne par les publics vulnérables. In Van Durme, Thérèse, et al. (ed.), Les cahiers du colloque de la première ligne (p. p. 53 - 55). Be.Hive ; Academie voor de Eerste Lijn. https://hdl.handle.net/2078.5/224011