Faire de la psychologie après Wittgenstein

(2015) Revue philosophique de la France et de l’étranger — Vol. 1197, n° 2, p. 187-204 (NaN) (2015)

Files

DucomportementalactionV4.pdf
  • Open Access
  • Adobe PDF
  • 226.15 KB

Details

Authors
Abstract
À la question de savoir si la philosophie peut forger des théories sur le modèle des sciences empiriques et théoriques, ou si elle est en position de critiquer et de réviser les concepts en usages dans les sciences, Wittgenstein et ses successeurs répondent dans les deux cas par la négative. La vocation théorique et critique de la philosophie n’est pas de réformer les pratiques scientifiques, encore moins de les imiter. Il ne s’agit pas non plus de trouver un compromis entre ces alternatives. Le philosophe, en se penchant sur les concepts et leurs usages, essaie de remonter à la source de nos perplexités métaphysiques ou existentielles et de donner ainsi à voir des traits essentiels de notre forme de vie humaine, c’est-à-dire de nos pratiques et de tout ce qui en elles nous semble tellement naturel qu’on a cessé de le voir (si jamais on ne l’avait jamais vu). Cet article vise à explorer comment, en empruntant cette troisième voie, la philosophie peut toutefois toujours avoir quelque chose à dire des pratiques scientifiques et plus particulièrement de la psychologie, sans néanmoins chercher en aucune façon à s’y substituer ou à les refonder.
Affiliations

Citations

Aucouturier, V. (2015). Faire de la psychologie après Wittgenstein. Revue philosophique de la France et de l’étranger, 1197(2), 187-204 (NaN). https://hdl.handle.net/2078.5/187096 (Original work published 2015)