les nouvelles théories critiques ouvrent une réflexion sur la souffrance qui les conduit à devoir se confronter à la clinique. Le texte soutient que la clinique du travail, en particulier, peut conférer une portée politique à des plaintes qui peinent souvent à accéder à une scène publique. Le relance d'une critique sociale ne peut faire l'économie de tels enseignements. Mais cette confrontation est problématique à plus d'un titre. Elle doit tenir compte de l'exigence de généralisation que supporte la critique, alors que la clinique et orientée vers la singularité des cas et des situations. Elle permet cependant d'esquisser les voies d'une critique sociale renouvelée, contribuant à forger des ressources pour des sujets critiques, c'est-à-dire des sujets capables de modifier les contextes de leur action plutôt que de s'y adapter de manière instrumentale.
Périlleux, T. (2015). Pour une critique clinique. In Frère B. (ed.), Le tournant de la théorie critique (pp. 67-92). Desclée de Brouwer. https://hdl.handle.net/2078.5/205790