Alors que la pandémie actuelle de DT2 est étroitement liée à une augmentation globale de l’obésité, il existe des formes moins courantes caractérisées par une absence d’obésité/surpoids, qui méritent une attention plus spécifique pour l’évaluation du risque cardio-vasculaire et la gestion de l’hyperglycémie. On a beaucoup disserté au sujet d’une sous-variété d’obésité « saine » qui existerait chez une minorité de sujets en surpoids, et vice versa, sur les caractéristiques d’une « obésité métabolique » (MO), une série d’anomalies métaboliques habituellement présentes chez l’obèse qui sont retrouvées chez certains individus de poids normal. Un moyen d’aborder ce paradoxe métabolique est de distinguer les individus en tenant compte à la fois de l’indice de masse corporelle (IMC; poids normal (NW; normal weight) vs surpoids/obésité (O; obese) et du phénotype cardio-métabolique (sain (MH; metabolically healthy) ou malsain, selon la présence de traits liés à l’obésité, tels que la résistance à l’insuline (IR) et le syndrome métabolique [MetS]). Cette approche permet de catégoriser les individus en quatre groupes: (i) poids normal et métaboliquement sain (MHNW); (ii) poids normal mais métaboliquement obèse (MONW); (iii) obésité métaboliquement saine (MHO); et (iv) obésité malsaine (MOO).
Hermans, M. (2018). Le diabétique de type 2 maigre et métaboliquement sain : fiction ou réalité ? Louvain médical, 137(3), 165-168. https://hdl.handle.net/2078.5/171161 (Original work published 2018)