Échelles, Cadres, Performatifs : Vers une épistémologie du développement soutenable : Bruxelles comme palimpseste - Rapport de confirmation
Roland, Lee Christopher
(2011) , 132 pages
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Roland, Lee ChristopherUCLouvain
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Le paradigme du développement soutenable est fréquemment évoqué en matière de politiques urbaines. Cependant, si il est admis que la notion repose sur un consensus entre qualité environnementale, développement économique et équité sociale, elle est rarement accompagnée d’une réflexion sur les échelles, sur les cadres et sur la valeur performative des médiateurs auxquels elle recourt. Ainsi, les principes du développement soutenable sont régulièrement présentés comme des vérités universelles – applicables à tous et en tous lieux –, sans pour autant que l’on s’intéresse aux spécificités des articulations entre, d’une part, les différents acteurs territoriaux et, d’autre part, la réalité physique du territoire. Peut-on néanmoins se satisfaire de la généralisation de solutions ex nihilo empruntées à quelque modèle indépendamment des particularismes locaux dans le traitement de cette problématique ? N’impose-t-elle pas de prendre davantage en compte l’identité et les spécificités des territoires considérés ? Face à ces difficultés, nous abordons la question de la soutenabilité de manière empirique, au travers d’un ou de plusieurs cas d’étude, afin de rendre compte de ses conditions de possibilité face à l’addition de déterminismes se manifestant selon des modalités diverses et avec des localismes plus ou moins marqués. C’est dans ce contexte que nous nous intéressons à Bruxelles, et plus particulièrement parce que les études menées sur ce champ urbain peinent à intégrer les trois dimensions évoquées précédemment (à savoir les échelles, les cadres et la valeur performative des médiateurs associés aux enjeux territoriaux). Et pour cause, les modalités d’un consensus soutenable sont ici tributaires à la fois de la situation institutionnelle belge, mais également des concepts (urbain / non urbain, centre / périphérie, ville / campagne, nature / artifice, ouverture / densité) et des outils avec lesquels sont abordés la ville et le territoire sur lequel elle s’inscrit. Soit une somme de facteurs qui conditionne les postures que les acteurs urbains entretiennent avec les notions de centralité et de limites, et qui, au final, peut être à l’origine d’écarts – parfois importants – entre la complexité des phénomènes observés et la manière dont ils sont régulés. Parler d’un développement soutenable de la Région de Bruxelles-Capitale ne va donc pas sans s’interroger sur la définition du champ urbain ainsi que sur les rapports qu’il entretient à plusieurs niveaux avec d’autres typologies spatiales, urbaines et non urbaines. Afin de rendre ceci sensible, nous tenterons ici de rendre compte d’une configuration territoriale spécifique en mettant en évidence la complexité et la richesse des échanges que la Forêt de Soignes entretient avec les dynamiques urbaines bruxelloises. Pour ce faire, nous clarifierons une série de notions qui influencent considérablement notre manière de percevoir cette spatialité, et donc de la gérer. À terme, nous espérons être en mesure de prendre davantage en considération l’épaisseur du phénomène considéré, c’est-à-dire à la fois sa profondeur historique et le caractère multi-scalaire des limites qu’on lui associe. Par ailleurs, dans le meilleur des cas, cet exercice sera l’occasion d’identifier un cadre d’action commun, un cadre au sein duquel les politiques de régulation liées aux différentes structures administratives en présence pourraient être articulées, à la fois entre elles et avec la réalité morphologique du territoire.
Roland, L. C. (2011). Échelles, Cadres, Performatifs : Vers une épistémologie du développement soutenable : Bruxelles comme palimpseste - Rapport de confirmation. https://hdl.handle.net/2078.5/210142