A partir d’une ethnographie réalisée dans le Nord et la France et le Hainaut belge sur des quartiers de logements sociaux, l’auteur traite des prises de risques adolescentes à travers l’abord anthropologique en « culture de rue ». En étudiant l’univers de la bande, l’auteur examine les processus d’entrée dans la bande, sous forme de rites d’initiation, puis les codes de conduite et schémas d’apprentissage de « l’école de la rue » comme procès de socialisation propre à ces bandes, et enfin la construction d’identités sexuées que ces schémas impliquent, à travers un division des genres basés sur une expression extrême de la virilité, qui comporte sa part de violences envers les femmes.