Milieux éxonomiques belges et occupation allemande de 1914 à 1918 : une stratégie du moindre mal

Tilly, Pierre;Deloge, Pascal
(2012) Entreprises et Histoire — Vol. IV, n° 68, p. 11-27 (2012)

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  • Tilly, PierreUCLouvain
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  • Deloge, PascalUCLouvain
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Cet article porte sur la question de l’attitude des milieux économiques belges à l’égard de l’occupation allemande de 1914 à 1918. Loin de faire le tour de la problématique qui reste largement ouverte, il l’aborde au travers de quelques questions générales et une étude de cas, celui de la Société Générale de Belgique. Quelles sont les lignes directrices de la réaction des milieux économiques et financiers belges ? Quelle est l’attitude des banques, des sociétés charbonnières ou sidérurgiques face à l’occupation allemande ? Comment réagissent-elles à l’égard des mesures de rétorsion prises par l’occupant, en particulier la mise sous séquestre ? Que faut-il penser de l’historiographie qui fleurit sur ces questions dans les années 1920 ? Quelle est plus particulièrement la conduite de la Société Générale de Belgique, créée au siècle précédent pour financer de larges pans de l’économie belge ? En réponse à ces questions, il apparaît que les attitudes des entreprises face à l’occupant sont nettement plus variables que ne l’ont affirmé des écrits patriotiques publiés à la suite du conflit et souvent destinés à soutenir les prétentions économiques belges à la fin de la guerre. Toujours est-il qu’elles préfigurent la politique du « moindre mal » qui prévaudra dans le monde économique et financier lors de la Seconde Guerre mondiale.
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Citations

Tilly, P., & Deloge, P. (2012). Milieux éxonomiques belges et occupation allemande de 1914 à 1918 : une stratégie du moindre mal. Entreprises et Histoire, IV(68), 11-27. https://hdl.handle.net/2078.5/34085 (Original work published 2012)