Cet article examine les mobilisations des sans-papiers en Belgique (2004-2021), en centrant l’analyse sur le rôle de la mémoire collective comme infrastructure politique. À partir d’une enquête ethnographique de longue durée et d’une relecture diachronique de trois séquences clés de mobilisation (UDEP, SPB, CSPB), nous montrons que la mémoire n’est pas un simple décor symbolique, mais un levier stratégique décisif pour stabiliser les luttes, construire des continuités et nourrir la capacité collective d’agir dans un contexte marqué par la précarité et l’illégitimité structurelle.
Vertongen, Y., & et al. (2026). Faire mémoire sans papiers : continuités, amnésie et infrastructures mémorielles dans les mobilisations belges (2004-2021). Participation, 43. https://hdl.handle.net/2078.5/266558 (Original work published 2026)