Travail et reconnaissance. Jalons pour une problématique interdisciplinaire

(2001) , 32 pages

Files

WP_64_denanteuil.pdf
  • Open Access
  • Adobe PDF
  • 131.94 KB

Details

Authors
Abstract
Alors que les entreprises mettent en oeuvre des politiques de gestion visant à modifier les modalités de la reconnaissance professionnelle, en développant des pratiques d’évaluation plus floues et plus individualisées, cet article souhaite décrire les conditions de possibilité permettant au travail d’être conçu comme un lieu de reconnaissance interhumaine. A ce titre, il se situe à mi-chemin entre deux traditions philosophiques, porteuses chacune d’une conception antagoniste de l’articulation entre travail et reconnaissance : d’un côté, cette articulation s’inscrit à l’intérieur d’une théorie de l’espace public réduisant le travail à une activité instrumentale (Hegel) ; d’un autre côté, elle prend place au sein d’une dynamique historique orientée vers la révolution effective des rapports sociaux (Marx). Entre un travail « instrumentalisé » et un travail « hypostasié », cet article suggère de reconnaître le travail comme le lieu d’un agir en devenir, où s’exprime une part essentielle de la subjectivité humaine. Une telle visée ne s’oppose pas à l’autonomie de l’espace public démocratique, habité par le projet d’une reconnaissance exhaustive de l’individu comme sujet humain. Mais elle fait des formes de reconnaissance ou de mépris vécus dans le monde du travail un enjeu politique et éthique de premier plan, dont la prise en compte offre sans doute une opportunité de repenser les rapports entre entreprise et société.
Affiliations

Citations

de Nanteuil, M. (2001). Travail et reconnaissance. Jalons pour une problématique interdisciplinaire (IAG - LSM Working Papers 02/64). https://hdl.handle.net/2078.5/128217