La polymédication est un phénomène fréquemment rencontré chez la personne âgée, et considérée comme un indicateur de fragilité. Cet article est une revue narrative qui décrit les différentes définitions, l’épidémiologie, les étiologies, les conséquences négatives de la polymédication et quelques pistes pour optimiser la prescription. Les définitions peuvent se regrouper en deux principales catégories : quantitative (nombre de médicaments) et qualitative (médicaments inappropriés). Les étiologies sont souvent multiples et incluent la co-morbidité, le nombre de prescripteurs, la prescription dite en cascade et l’automédication. Les principales conséquences de la polymédication sont la diminution de la compliance, les événements iatrogènes médicamenteux avec pour conséquence une augmentation du risque de mortalité/morbidité, de déclin fonctionnel, de détérioration de la qualité de vie, et leurs implications économiques. Vue l’augmentation très importante du nombre d’octogénaires dans la population âgée de plus de 65 ans, elle-même en croissance, la polymédication chez ces sujets fragiles représente un défi important de la pratique médicale dans les prochaines décennies. Descritères, procédures et instruments permettant une optimisation des prescriptions sont proposés. Sont abordés à cet égard des critères explicites ou implicites, la démarche du soin pharmaceutique de la pharmacie clinique et le travail multidisciplinaire
Pire, V., Fournier, G., Schoevaerdts, D., Spinewine, A., & Swine, C. (2009). Polymédication de la personne âgée. Louvain médical, 128(7), 235-240. https://hdl.handle.net/2078.5/99582 (Original work published 2009)