(fr) Toxine principale responsable des intoxications alimentaires dues aux fruits de mers, l’acide okadaïque, un polyéther marin issu de dinoflagellés, s’est montré un outil biochimique particulièrement intéressant. Ses propriétés d’inhibition puissante et sélective des protéines phosphatases 1 et 2A (PP1 et PP2A) en ont fait l’une des sondes mécanistiques les plus utilisées pour la compréhension de processus impliquant ces enzymes. Au cours de cette thèse, nous nous sommes attelés à la synthèse de l’acide okadaïque en s’appuyant sur une découpe en trois fragments. Le noyau du fragment Ouest fût construit à l’aide de la chimie des séléniures allyliques, qui peuvent facilement être transformés en allyllithiens sous l’action de n-BuLi. La méthodologie ISMS nous permit ensuite d’assembler un modèle racémique du premier cycle du fragment Central. Enfin, deux méthodologies distinctes nous permirent d’obtenir le fragment Est du polyéther. Les conditions modifiées de Taddei-Ricci, suivies de l’oxydation photochimique de Suárez, constituèrent la première route tandis que l’oxydation électrochimique d’un acide malonique servit d’étape clé à la deuxième voie.