Cet article présente un résumé de ma thèse. Le loup n’est pas un « objet » mais une tache aveugle, un interstice entre mots et gestes,symbolisme et matérialisme. Mon analyse ne consiste pas en la description du loup dans tous les aspects de sa vie mais en l’analyse de ses traces éphémères laissées dans les discours et pratiques des éleveurs Dörvöd vivant dans l’ouest de la Mongolie. Le loup est un centre virtuel, un prisme réunissant et réfléchissant de nombreux aspects différents de la vie sociale tels que des formes relationnelles (protection, prédation, transmission et induction) et catégories du sensible (subjectivité, objectivité, temporalité et spatialité). Chacun des cinq chapitres « découpés » dans le flux volatile de la vie quotidienne déplie un aspect du loup et des individus pris ensemble dans une interaction particulière ; une attaque de loups (Chap. 1), la chasse au loup (Chap. 2, 3), l’utilisation de ses osselets (Chap. 4), et l’analyse de ses trajectoires dans le paysage (Chap. 5). Les questions soulevées dans ces chapitres nourrissent la question principale de mon travail : quel est le rôle du loup dans les façons dont les éleveurs Dörvöd perçoivent, se perçoivent, et interagissent avec leur environnement naturel ?
Affiliations
UCLouvainInstituts de recherche et pôles (publication post 2010)
Citations
APA
Chicago
FWB
Charlier, B. (2011). Faces of the Wolf, Faces of the IndividualAnthropological Study of Human, Non-Human Relationships in West Mongolia. Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines, 42(42), 1-5. https://hdl.handle.net/2078.5/193763 (Original work published 2011)