Peut-on ne pas être naturaliste ? Du traitement des non-humains surnaturels par quelques anthropologues « classiques »

Fanny Charrasse
(2023) Politiques de communication — Vol. Hors série, n° 2, p. 55-83 (2023)

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  • Fanny CharrasseUCLouvain
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L’anthropologie, fille et mère du grand partage, cette rupture radicale entre nature et culture que Philippe Descola nomme « naturalisme », a parfois tendance à le remettre en cause aujourd’hui. C’est en partant de ce paradoxe que cet article se demande s’il est vraiment possible de ne pas être naturaliste quand on est anthropologue et ce que cela apporte d’un point de vue épistémologique. Pour le savoir, il analyse la façon dont les non-humains surnaturels – esprits, démons, etc. – ont été traités par quelques « classiques » de l’anthropologie, et observe, ainsi, le parti pris naturaliste de leurs auteur·rice·s. Cela le conduit à recenser, en conclusion, les outils qui ont participé (et participent encore aujourd’hui) à une montée en réflexivité de l’anthropologie à propos du naturalisme, et à proposer une méthodologie en accord avec l’histoire de cette discipline pour enquêter sur la magie.
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Fanny Charrasse. (2023). Peut-on ne pas être naturaliste ? Du traitement des non-humains surnaturels par quelques anthropologues « classiques ». Politiques de communication, Hors série(2), 55-83. https://doi.org/10.3917/pdc.hs02.0055 (Original work published 2023)