La mise en oeuvre d'un plan de développement économique pose un problème particulier pour Bruxelles, et plus généralement chaque fois que la définition des frontières politiques qui circonscrivent la compétence des pouvoirs publics locaux diffère notablement de la définition "économique"de l'agglomération. En effet, les décisions prises par ces pouvoirs publics locaux voient leurs effets largement diffusés en dehors de leur zone de compétence territoriale. Il est donc primordial pour les autorités publiques bruxelloises de délimiter l'agglomération bruxelloise, afin notamment de pouvoir coordonner certaines politiques et ainsi, de les rendre plus efficaces. Cette étude propose une délimitation des frontières de l'agglomération bruxelloise qui repose sur deux concepts : homogénéité et réciprocité. Ainsi, d'une part, l'agglomération regroupe des communes dont le profil socio-économique est relativement comparable. D'autre part, l'agglomération représente un véritable réseau de relations interdépendantes, notamment en termes de relations de travail. Ce second critère constitue la spécificité de cette étude. A partir des critères sélectionnés, l'agglomération bruxelloise se compose soit de 33 communes dans sa version restreinte, soit de 35 communes dans sa version large.